L’homme a, de tout temps, associé le cheval à ses activités : vie quotidienne, travail, guerre et loisirs. Il est à peu près certain que le cheval saute des obstacles depuis longtemps mais on note un intérêt tout particulier pour cette aptitude au XVIIIème siècle.
A cette époque, en Grande-Bretagne, la chasse est une activité très prisée d’autant que les campagnes abritent alors quantité de gibier et d’animaux nuisibles à pourchasser. Les Anglais et les Irlandais s’élancent alors à fond de train aux trousses de leurs proies accompagnées de meutes aboyantes et déterminées. Très vite, il apparaît que les chevaux, capables de franchir les obstacles naturels (troncs couchés, rivières…) et de galoper sur tous types de terrains, sont les plus efficaces pour ce genre d’activité.
Par ailleurs, l’édiction de lois sur le clôturage des propriétés impose l’installation de barrières, murets et clôtures… autant d’obstacles à franchir !
Dès lors, les cavaliers anglo-saxons se soucient d’apprendre à sauter à leurs chevaux et exigent de leurs montures de savoir franchir n’importe quel obstacle tout en gardant un rythme soutenu. De là naissent les premiers grands steeple-chase et les parcours d’obstacles qui permettent aux hommes d’évaluer les chevaux et de se mesurer les uns aux autres.
La France commence elle-aussi à s’interesser à ces nouvelles activités. En 1865, le Marquis de Mornay créé la Société Hippique Française (SHF) qui a comme vocation de mettre en valeur l’élevage et de développer la pratique et le goût de l’équitation. En 1870, la SHF introduit dans son programme des épreuves de saut et, en 1882, paraît le premier règlement de concours hippique.
Dès lors, de nombreuses épreuves voient le jour préfigurant les grandes disciplines équestres d’aujourd’hui. Le début du XXème siècle voit tomber des records de saut en hauteur : 2,35 m en 1906, 2,36 m à Vittel en 1912, 2,38 m en 1933 jusqu’au fameux 2,47 m franchit en 1949 par le cavalier chilien Alberto Larraguibel.
Aujourd’hui, les épreuves de puissance sont rares, les cavaliers hésitent à lancer leurs chevaux sur des obstacles énormes au risque d’imposer à l’animal un effort trop intense. L’harmonie et la complicité sont recherchées sur des parcours très techniques et souvent spectaculaires.